lundi

Ici les profs font des blagues pendant les exams...

Je ne crois pas vous avoir déjà parlé des profs que j'ai l'occasion d'avoir en cours... Alors allons-y!

Déjà, il y a celui qui a une soixantaine (voire plus) d'étudiants en amphi et qui, au bout de deux cours, se souvient de ta tête, de ton prénom et d'où tu viens... C'est bête, mais ça fait plaisir! Tu as un peu moins l'impression d'être "noyé dans la masse" !

Ensuite, il y a celui qui adore enseigner sa matière, qui adore le bon vin, et qui organise des "concours" à chaque cours (placer les villes de tel pays, par exemple): le gagnant reçoit la bonne bouteille de la semaine! Un très bon moyen de te motiver à apprendre! Et quand, en plus, tu as une dégustation de fromage en prime... c'est le pied!



Enfin, il y a celui qui est vraiment fun et qui glisse des blagues dans ses tests, ou qui fait faire la "ola" à ses étudiants pour les réveiller... Et quand, lors de son exam de mi-session, au beau milieu des questions sur les biomes et les cellules de convection, tu as "Quel est votre groupe préféré?"... bah tu souris, tout seul à ta petite table!

Il y a aussi eu Palombie, Zombieland, Gondor, Transylvanie, Legoland... 


Bref, la plupart des profs ici sont vraiment cool. Ils ne voient généralement pas d'inconvénient à ce que tu les tutoies et les appelle par leur prénom. Bien-sûr, comme partout, il y a des exceptions. Mais globalement, la relation prof-étudiant est différente ici. Il n'y a pas - sauf exceptions, encore une fois - ce sentiment d'être inférieur en tant qu'étudiant, cette impression que le prof se croit tout puissant et qu'il est là pour chercher la petite bête ou LA faille pour mettre une sale note. 

D'ailleurs, un truc tout bête, mais en France, au début de l'exam, le prof te dit "Bonne chance" (quand il dit quelque chose). Ici? Le prof te dit "Bon succès"... 


samedi

Le Carnaval de Québec

Tous les hivers, fin janvier/début février, les québécois fêtent l'hiver avec le Carnaval de Québec! Il s'y passe plein de choses: glissades, défilés, spectacles, concours de sculpture sur neige, promenades en chien de traineau, pêche à la truite, bains de neige, bains nordiques, soirées... Toute la ville s'anime. 





Même les chiens portent des chaussures de neige!




Si si, y'a vraiment des gens dans les jacuzzi! 

LA sculpture du trône de "Game of Thrones"


Alors évidemment, nous sommes allées y faire un tour... Et pour commencer, nous avons testé le brunch "Western" de la place d'Youville, un samedi matin par -25°C! Fort sympathique (par contre, manger un pancake-saucisse avec des gants et tenir son café avec des moufles, c'est vraiment pas pratique)!




Ensuite, les incontournables sculptures des Plaines d'Abraham... de jour comme de nuit, c'est juste impressionnant! Les gars ont sculpté des trucs pareils dans de la NEIGE, quoi!


















Mon préféré !!


On a aussi visité le Palais de Glace de Bonhomme ("Bonhomme" étant la mascotte du Carnaval). Là aussi, c'est incroyable de se dire qu'on se balade entre des murs de glace ! Un peu plus et on se mettrait à chanter "Libéréééééééée, délivrééééééée" ! Par contre, dans le genre "grand édifice en glace/neige", l'Hôtel de Glace est plus impressionnant... mais j'en parlerai une prochaine fois!






Pas trop bien compris ce que ça venait faire là-dedans...



Bonhomme est parmi nous!


jeudi

J'habite à SkouichSkouichLand

Par un beau jour de janvier, Agathe, au détour d'une conversation et tandis que nous foulons le blanc tapis de poudreuse québécois, me fait remarquer un truc...
"Le bruit qu'on fait quand on marche sur la neige, c'est comme le bruit du fromage skouich skouich qu'on mastique".
C'est vrai.
Et depuis, j'y pense à chaque fois que je marche dans la neige (donc à peu près 2 fois par jour).



Trêve de plaisanterie, on a testé le "rabais météo" à Ashton et la Poutine Week. 
Le "rabais météo", c'était pendant le mois de janvier: Ashton faisait un pourcentage sur la poutine en fonction de la température. Par exemple: -30°C = -30%. Dans mes souvenirs, on a eu un -21%... 



Quant à la Poutine Week, c'est une semaine durant laquelle plusieurs restos font une poutine spéciale, généralement gastronomique (si si, c'est possible!). Nous, on a testé la "poutine tartiflette" au Cochon Dingue, et c'était vraiment pas mal, bizarrement assez léger (enfin, pas trop lourd, quoi)!


Déco sympa au resto...

Oui, j'aime la poutine et j'assume! Et quitte à parler bouffe (pour changer), je suis sure que vous vous demandez d'où ça vient, ce plat (et ce nom)... Allons-y pour un petit briefing !

Déjà, l'origine n'est pas précisément connue! Deux possibilités:

- Il était une fois (quoi, je vous raconte une histoire, autant y mettre les formes!), dans la lointaine Municipalité Régionale de Comté d'Arthabaska au Québec, un tenancier nommé Fernand Lachance. Il possédait un restaurant, Le Lutin qui Rit. Un beau jour de l'année 1957, un client, Eddy Lainesse, lui demanda de mettre le casseau de fromage et le casseau de frites dans le même sac. Fernand répondit que ça allait "faire une maudite poutine", une "mixture étrange". Fin. 

- Il était une fois, à Drummondville, un restaurant appelé Le Roy Jucep qui a servi pour la première fois, en 1964, la poutine telle qu'on la connaît aujourd'hui. Le nom viendrait d'un mélange entre le mot anglais "pudding", et le surnom du cuisinier de ce restaurant, Ti-Pout. Fin.

Ensuite, concernant l'origine même du mot:

- Ce qui revient le plus souvent, c'est que c'est une adaptation du mot "pudding" (d'origine anglaise et qui désigne le dessert qui suit le repas. Par contre je ne vois pas le rapport avec la poutine en elle-même... Et même si l'on considère que "pudding" vient sans doute du mot français "boudin", là encore, je vois difficilement le rapport avec un plat de frites-fromage-sauce).

- Et en tant que "provençale de coeur", je suis obligée de mentionner ceci: à priori, il y a aussi eu une rumeur comme quoi "poutine" viendrait du provençal "poutingo", qui veut dire "mauvais ragoût". Mais étrangement (ou pas...) ça ne tient pas la route, puisque que les immigrés provençaux ne courent pas les rues au Québec (on se demande bien pourquoi... sauf que quand on sait que pour "les gens du sud" en France, "le Nord" commence à Avignon... on comprend mieux!).

Bref, en résumé, on ne connait pas très bien l'origine de ce plat mais dans tous les cas c'est un mélange bizarre de trois ingrédients: les frites, le fromage (skouik skouik, en grains, curds, appelez-le comme vous voudrez) et la sauce brune.

Voilà voilà, vous savez tout (merci Wikipédia parce que sur ce coup-là j'en ai appris pas mal!)... Alors? Toujours pas envie de tester (ou de re-tester pour ceux qui y ont déjà goûté)? Pour info... Il y a un restaurant nommé Frite Alors! à Lyon... c'est tout simplement une filiale du resto éponyme québécois.  Donc si vous voulez gouter une poutine ou même juste manger des bonnes frites, allez-y!

vendredi

Le mal du pays?

Rassurez-vous tout de suite, vous qui me lisez (donc essentiellement famille et amis): je ne suis pas tombée en déprime totale loin de mon pays! En revanche, il est vrai qu'après plus de 5 mois passés à 6500km de ma grande maison perdue dans les contrées provençales (ou de mon petit appartement niché dans les douces ruelles du 12ème arrondissement de Paris, c'est selon... ), il y a 2-3 petites choses qui me font dire que ce fameux "mal du pays" est passé par là... 




D'abord, le coup de blues post-fêtes-de-fin-d'année... Il arrive vers la mi-janvier et te fait prendre conscience que pour la première fois de ta vie en 25 ans, tu as passé Noël loin de ta famille. Mais les petites cartes et colis envoyés sont là pour te remonter le moral (merci mamie pour la demie-tonne de biscuits maison!).

Ensuite, tu trouves le temps maussade (bon, ok, c'est l'hiver, je suis au Québec donc forcément quand il neige il fait gris). Tu passes tes journées en mode "hibernation", ne mettant le nez dehors que par extrême nécessité (du genre: prendre le bus pour aller en cours ou acheter un paquet de pâtes). Merci les souterrains de l'univ, dans lesquels on peut se balader en pull et ballerines.



Enfin, last but not least (et ceux qui me connaissent vont bien comprendre pourquoi j'attribue ça au mal du pays): Paris te manque. Oui, vous avez bien lu! La bonne grosse bouffée de nostalgie quand tu penses à cette chère capitale, pourtant souvent haïe. Tu ne vois plus que les bons côtés de la vie à "Paname": les sushis en bas de chez toi, le bois de Vincennes au printemps, les balades romantiques le long de la Seine (mais si, je vous jure, on en a fait quelques-unes avec Chéri!), les petits théâtres dans lesquels on voit des pièces extras, les cours de chant... Oubliés, les petits tracas du quotidien (la CAF, les grèves de la RATP, la pollution, le coût de la vie...)! Même si tu sais très bien que tu n'es pas faite pour cette vi(ll)e, envisager d'y retourner faire ton Master ne te file plus des boutons... 

Voilà voilà... Tous ces petits signes qui te disent que oui, même si tu vis des moments extraordinaires et une expérience unique, ton "chez-toi" te manque. J'ai envie de dire que c'est bien normal, et le tout est d'accepter de traverser cette petite passe. Et je vous assure que si on est bien entouré, ça se fait sans problème! 

Puis d'abord j'en ai aussi ici, des sushis!

mercredi

Perdues dans le Grand Nord

Les Plaines d'Abraham en hiver.
C'est beau.
C'est grand.
C'est blanc.

Et cette impression d'être quelque part au Nord, bien plus au Nord... Avec des morceaux de glace qui flottent sur le Saint-Laurent, on s'imagine la banquise et on guette l'ours blanc... 






















Les Inuits du coin...